Vu en 2008

Mardi 3 mars 2009

                                            

Dans un futur dévasté par les guerres, un mercenaire se voit confier une étrange mission par le chef d’une Mafia, emmené une étrange ville a New York pour la remettre aux mains d’une supérieure religieuse extrémiste.

 

Mais où est donc passé le génialissime réalisateur de la Haine et des Rivière Pourpre. Le cinéma Hollywoodien lui serait’ il passé sur le corps? Notre Kassovitz national n’a pas résisté à l’appel de l’action comme son confrère Luc Besson, ils ont basculé dans l’ombre.

 

Babylon A.D. est donc un film plus que mauvais, où s’enchaine de très bonnes idées de scénario noyées dans une mise en scène branlante, sans vie, où les personnages ne sont que des pantins qui ne servent à rien. L’action est le seul but de ce film qui trouve tout les prétextes pour nous en donner plus.  Les acteurs (je ne parle pas de Vin Diesel) essayent de faire tout leur possible pour sortir le film de la mélasse dans laquelle ils sont empêtrés, mais en vain, tellement la mise en scène les effacent et ne les exploites pas le moindre.

 

Seul points positifs, la direction photo de Thierry Arbogast qui est absolument splendide, ainsi que la façon dont Mélanie Thierry est de plus en plus magnifiée tout au long du film, ce qui va dans le sens de l’évolution du personnage.

 

Un film profondément raté donc, pour cette adaptation du roman Babylon Babies de Maurice G. Dantec, qui méritait pourtant un film digne de ce nom. Maintenant on attend la résurrection de Kassovitz en espérant qu’il saura se relever de ses cendres.


 


Bande Annonce Babylon A.D.

 

 

 

Date de sortie : 20 Août 2008

Réalisé par Mathieu Kassovitz

Avec Vin Diesel  Mélanie Thierry  Michelle Yeoh 

Film américain, français. 

Genre : Science fiction  Action  Thriller 

Durée : 1h 41min. 

Année de production : 2008

Distribué par Studio Canal

Par Estelle et Adrien
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Samedi 30 août 2008


Alors que Batman traque chaque nuits et inlassablement le crime et les barrons de la drogue, un procureur au visage angélique Harvey Dent, va lui les combattrent de face et au grand jour. Devant leur impuissance, les barrons vont ce tourner vers une alliance avec un personnage plus que déluré, le Joker, qui après avoir cambriolé une de leurs banques va leur proposer de faire tomber Batman. S’ensuit alors une vague de crime visant les têtes de la ville, entre manipulations des masses et explosions, le Joker va exploiter les gens de Gotham pour voir jusqu’où ils sont près à aller.
 

Après Batman Forever (où double Face est servie par un Tommy Lee Jones pas franchement inspiré et dont le scenario en fait une pale copie du Joker de Burton) et le carrément raté Batman et Robin on croyait Batman mort et enterré. C’était sans compter Christopher Nolan et son Batman Begins qui redonne des lettres de noblesse à la série. Mais là ou il frappe le plus fort ce n’est pas avec ce premier opus, un peu trop baston mais avec le 2nd, véritable relecture moderne du mythe de Batman dans une société qui se cherche. Servi par des acteurs excellents, à commencer par Christian Bale dans le rôle titre, Aaron Eckhart en Harvey Dent (beaucoup plus subtile et véritablement double face que celui de Joel Schumacher), mais également mon chouchou Gary Oldman toujours aussi bon dans tous ses rôles et surtout feu Heath Ledger qui loin de pomper le grand Jack Nicholson revisite le Joker dans un ton beaucoup plus sombre. C’est l’une des forces de ce film, le casting que le réalisateur utilise magistralement a tout les niveaux.

 

            Malgré tout le tapage médiatique autour de Heath Ledger, relayé par la Warner, je ne peux m’empêcher d’en rajouter une petite couche. Il faut avouer que ce Joker joué tout en subtilité est impressionnant. Les scènes de confrontation entre Batman et Joker, celle où il veut faire perdre ses moyens au flic, ou celles de “tortures“ sont de petites merveilles. Heath Ledger utilise alors des mimiques et des regards d’une telle force. On peut sentir la folie du personnage derrière ses yeux. Il est plus qu’impressionnant.

 

            L’autre force du film est incontestablement l’ambiance, ultra réaliste et même temps extrêmement sombre, Batman n’est pas ici un prétexte à vendre des jeux et des gadgets. Nolan appui son récit sans détour inutile, reste concentré sur les thèmes qu’il veut aborder, à savoir la manipulation, les mythes modernes, la bêtise humaine mais également sa possibilité de sursaut dans des personnes improbables. Il y est question du manichéisme américain qui à tendance à tout classer en noir et blanc, jour et nuit, ombre et lumière, symboles matérialisé ici par Batman en chevalier noir (le titre) et Harvey Dent en chevalier blanc, visage public et médiatique. Dans un rythme parfaitement dosé alternant scènes de poursuites, bagarres, braquage, coups fourrés… et des scènes plus psychologiques et explicatives, Nolan nous fait passer ces 2h30 de film en un rien de temps. On est entrainé, captivé par sa trame, attaché aux personnages de sorte que leurs chutes nous ai d’autant plus pénible. C’est un véritable coup de maitre.



Bande Annonce The Dark Knight 

 

Ce film fait partie de la Saga Batman Bale / Nolan
Date de sortie : 13 Août 2008

Réalisé par Christopher Nolan

Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart

Film américain. 

Genre : Fantastique, Action

Durée : 2h 27min. 

Année de production : 2008

Titre original : The Dark Knight
Distribué par Warner Bros. France

Par Estelle et Adrien
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Lundi 7 juillet 2008

Peter, compositeur pour la série dans laquelle joue sa petite amie Sarah est heureux et tranquille, jusqu’au jour où finalement, après 5 ans de relation, Sarah le quitte. Effondré il va chercher par tout les moyens de l’oublier. Pour finir il part à Hawaï, seul, pour des “vacances de rêves“. Manque de chance arrivé la bas il va se retrouvé dans le même hôtel qu’elle et son nouveau “boy friend“, un chanteur anglais déjanté.

 

Je ne m’attendais pas à un chef d’œuvre en  allant voir Sans Sarah rien ne va, donc la découverte ne fut pas si catastrophique que ça !! J’ai découverts une petite comédie romantique américaine qui m’a parut sans grandes surprises et sans grande prétention !!

 

Tout au long du film je n’ai eu aucunes surprises scénaristiques ou rebondissements digne de ce nom. Certains personnage sont pour moi de trop et ne servent à rien. S’ils n’avaient pas été là, ce serait la même chose. De plus, tout est connu d’avance et cela en devient vite énervant. Cette absence d’originalité et de profondeur  plonge le film dans certaines longueurs dont il pouvait se passer sans hésiter !!  Je pourrais même dire dont il devait se passer. Il est embêtant de regarder un film durant lequel on devine toutes les intrigues.  Malgré quelques passages « amusants » cela ne suffit pas pour donner de l’âme à un film, malheureusement ou heureusement.

 

Outre le manque de profondeur au scénario je ne peux que pointer les acteurs qui m’ont bien déçu. Certes Kristen Bell, que j’appréciais beaucoup dans le rôle de Veronica Mars, change de registre filmique et de personnage, mais ça s’arrête là. On ne la retrouve pas dans une copie conforme de Veronica mais il aurait peut être mieux valu pour elle. La concernant, je considère qu’elle est entrée dans le cinéma par la petite porte. Autrement, je n’ai pas du tout accroché au personnage de Peter. C’est un point de vu personnel mais son cas ne m’a pas touché, il était un peu trop pâteux à mon goût.

 

 

Sans Sarah rien ne va est donc une petite comédie romantique légère à voir, peut être, mais sans doute pas à revoir.

  

Bande Annonce Sans Sarah Rien Ne Va

 

Date de sortie : 18 Juin 2008

Réalisé par Nick Stoller

Avec Jason Segel, Kristen Bell, Russell Brand

Film américain. 

Genre : Comédie, Romance

Durée : 1h 51min. 

Année de production : 2008

Titre original : Forgetting Sarah Marshall

Distribué par Paramount Pictures France

 

 

Par Estelle et Adrien
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Mercredi 2 juillet 2008

Après une bavure lors d’un contrat, Harry envoi deux de ses tueurs se planquer à Bruges. Alors que Ken, le plus vieux, trouve cette ville superbe et ressourçante, Ray, le plus jeune, lui s’ennui ferme, déteste cette ville et tout ce qui fait son charme et cherche par tout les moyens de trouver de l’occupation. Ils vont faire la rencontre de personnages hauts en couleurs, aussi différent les uns que les autres, qui vont les ouvrir à cette ville et à leurs vies.

 

Voila une comédie très originale dans la magnifique ville de Bruges. Le réalisateur a su capter l’essence même de la cité pour faire ressortir son récit et ses personnages. Le style gothique de la ville, notamment la nuit, donne une atmosphère bien particulière et de la profondeur aux situations. Les acteurs sont excellents, même si le doublage français est une vraie catastrophe, à ce demander pourquoi ils ont traduit ce film et surtout comment. On se croirait devant un Mozinor tellement c’est ridicule.

 

Le scénario est parfaitement ficelé et les seconds rôles parfaitement exploités, donnant un attachement supplémentaire à l’ensemble. La lumière extrêmement travaillé donne un coté surréaliste et poétique à certaines scènes, projetant l’œuvre dans un onirisme contradictoire avec la violence de certaines scènes. Un coté malsain comique se détache de l’ensemble sans jamais atteindre l’intégrité du film, ni son propos.

 

Un très bon film en somme, d’une très grande qualité aussi bien sur le fond que la forme. Une grande réussite même si les français ont encore du pain sur la planche pour ne plus dénaturer des œuvres de tallent.

 


Bande Annonce Bons Baisers de Bruges
 

 

Date de sortie : 25 Juin 2008

Réalisé par Martin McDonagh

Avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes

Film britannique. 

Genre : Policier, Comédie

Durée : 1h 41min. 

Année de production : 2008

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Titre original : In Bruges
Distribué par SND

Par Estelle et Adrien
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Jeudi 26 juin 2008

 

Pour rester dans les films avec Jim Sturgess (voir les 2 articles ci-dessous) voici notre avis sur Las Vegas 21 :

 

Ben Campbell, étudiant surdoué au MIT veux intégrer Harvard en médecine, mais les frais de scolarité sont exorbitants et s’il n’obtient pas la bourse qu’il désire, il peut faire une croix dessus. L’un de ses professeurs et d’autres étudiants surdoués lui proposent alors de venir jouer au blackjack à Las Vegas en comptant les cartes et du coup se payer ses frais. Mais entre ses amis, ses projets, ses cours et sa nouvelle vie nocturne pleine de luxe, il ne fini par plus trop savoir ou il en est.

 

Voila un sujet déjà traité nombre de fois au cinéma, l’étudiant fauché qui cherche un moyen de se faire de l’argent facile mais va se perdre en cour, d’ailleurs la mise en scène très classique ne change rien à l’affaire. Ce film finalement est comme tant d’autre et ressemble à tant d’autre. Néanmoins on se laisse facilement entrainer dedans et on prend vite plaisir à les voir escroquer le système. Les acteurs sont par ailleurs très bons et les seconds rôles sont très bien exploités, avec une mention spéciale pour Jim Sturgess et surtout Kevin Spacey toujours excellent. Par contre il faut éviter comme la peste la VF qui est absolument horrible (comme beaucoup de VF d’ailleurs mais là c’est particulièrement mauvais). Le film se tient bien et malgré quelques longueurs et une baisse de rythme au milieu, il reste un bon petit film de pur divertissement sans prétention.

 

Pour info ce film est l’adaptation d’un best-seller “Bringing Down the House: The Inside Story of Six MIT Students Who Took Vegas for Millions“ de Ben Mezrich et est tiré d’une histoire vraie. Depuis 2002 Kevin Spacey avait racheté les droits et cherchait à l’adapter au cinéma.

 


Bande Annonce Las Vegas 21

 

Date de sortie : 04 Juin 2008  

Réalisé par Robert Luketic

Avec Jim Sturgess, Kate Bosworth, Laurence Fishburne

Film américain. 

Genre : Comédie dramatique

Durée : 2h 2min. 

Année de production : 2008

Titre original : 21

Distribué par Sony Pictures Releasing France

 

Par Estelle et Adrien
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Jeudi 26 juin 2008

 

A la cours d’Henri VIII, Roi d’Angleterre la rumeur se répand que celui-ci ne partage plus sa couche avec sa femme, celle-ci étant incapable de lui donner un héritier mâle. Fort de cette information Sir Thomas Boelyn va tout faire pour que l’une de ses filles ai les faveurs du Roi, quitte à y envoyer sa fille mariée si la première échoue. Dans un climat de conspiration et de traitrise, les deux sœurs vont se déchirer et l’avenir de tout un pays va se trouver chamboulé.

 

Après les deux volets sur Elizabeth et la série The Tudors sur le roi Henri VIII nous revoilà à la cour d’Angleterre pendant la renaissance et ce n’est pas pour nous déplaire. Ici la force du film tiens surtout dans l’interprétation magistrale de ses deux actrices Natalie Portman et Scarlett Johansson. La première tient un rôle manipulatrice et sur d’elle, mais en même temps pleine des faiblesses humaine qui nous caractérisent tous. La seconde plus douce se perd finalement dans ce monde de compromis et de conspirations face aux pulsions des hommes de pouvoirs. Les deux femmes sont en parfaite adéquation et se marient magnifiquement à l’écran, même si, il faut le dire, Natalie Portman par son jeux impressionnant éclipse tout sur son passage. On notera également la présence de notre petit chouchou actuel, Jim Sturgess dans le rôle du frère Boelyn. Il est toujours extrêmement juste et colle très bien au personnage, avec cette petite malice mais en même temps ce sérieux dans son regard.

 

Niveau mise en scène le film est assez classique, préférant l’intimité au grandiose et nous donne quelque bons plans banquables, en contre jour, accentuant l’austérité et la réversibilité de la cour d’Henri VIII. La lumière est absolument magnifique et reste dans des tons relativement sombres, ce qui colle parfaitement à l’ambiance de la cour d’Angleterre. On reste dans ce cloisonnement presque tout le film, seul le début ce passe dans la propriété Boelyn, tout le reste, on ne quitte pas le château du roi, restant principalement dans des bureaux, des chambres, voir des cachots.

 

Bref un bon film classique, donnant une ambiance particulièrement austère et magistralement interprété.

 


Bande Annonce 2 Soeurs Pour Un Roi

 

Date de sortie : 02 Avril 2008

Réalisé par Justin Chadwick

Avec Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana

Film britannique. 

Genre : Drame, Historique

Durée : 1h 55min. 

Année de production : 2008

Titre original : The Other Boleyn Girl
Distribué par Wild Bunch Distribution 

Par Estelle et Adrien
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Dimanche 22 juin 2008

Après avoir vu la bande annonce pour la première fois fin 2006, on attendait éperdument de voir ce film (cf article ici). A la sortie en salle on frémissait, mais celle-ci fut plus que minimaliste en France (et pour cause 9 copies pour tout le territoire), finalement on à enfin réussi à voir Across The Universe grace à la sortie le 18 juin 2008 en DVD.

 

Donc pour résumé c’est l’histoire de Jude et Lucy deux jeunes dans les années 60 qui tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Ils vont faire la rencontre de différentes personnes et s’ouvrir à de nouvelles perceptions extrasensorielles de la vie. Dans une société en plein changement dans l’ambiance frémissante des sixties et de l’anti guerre rock américain, ils vont faire face à leurs propres craintes et leurs propres problèmes, se remettant en question sans cesse.

 

            Après Titus et Frida, Julie Taymor nous entrainent dans cette frénésie psychédélique sur fond de chansons des Beatles. Cette comédie musicale enchaine des séquences classiques (bien que souvent en chansons) à des séquences de pur tripe visuel. Car la vraie force de ce film c’est surtout la mise en scène. Extrêmement juste, complètement décalée, absolument disjonctée, Julie Taymor nous entraine dans ce conte fabuleux plein de couleurs saturées et de symboles que la réalisatrice prend soin de détourner. En voyant ce film on a nous même l’impression d’être complètement stone avant de prendre la dur réalité de la vie en pleine face.

 

Finalement l’histoire est assez classique et joue sur des codes bien établis, mais le traitement est tellement fabuleux que finalement elle est absolument parfaite comme ça. Elle nous la raconte avec son propre code, ce qui la rend absolument unique. Les acteurs-chateurs sont eux aussi parfait dans leurs rôles et grâce aux techniques de captation de son (micros en direct et micros cravates sur les acteurs pendant le tournage), on n’a pas cette rupture des séquences chantées qu’on a habituellement sur ce genre de film. Ici tout s’enchaine à merveille et d’ailleurs la réalisatrice nous donne pile poil ce qu’il faut, jamais trop ou pas assez, revenant dans une mise en scène classique exactement quand il le faut pour donner toute se puissance à la scène, où inversement.

 

Ce film est une petite pépite à voir absolument, un ofni dans l’univers du cinéma, une pure merveille de chansons visuellement délirantes, bref le cadeau le plus beau qu’un réalisateur (réalisatrice ici plutôt) puisse nous faire. 

  


Bande Annonce Across The Universe 

Site Officiel

 

Date de sortie : 28 Novembre 2007 

Réalisé par Julie Taymor

Avec Evan Rachel Wood, Jim Sturgess, Joe Anderson

Film américain. 

Genre : Comédie musicale

Durée : 2h 14min. 

Année de production : 2006

Distribué par Sony Pictures Releasing France
Par Estelle et Adrien
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Lundi 16 juin 2008

George Hogg jeune reporter Anglais avide de connaissances et de vérité nous entraîne ici dans la Chine des années 30 ravagé par la guerre. Avec une jeune infirmière il va essayer de sauver une soixantaine d’orphelins innocents en les éloignant de la cruauté et abomination qui les entourent. Ensemble, c’est un parcourt d’un millier de kilomètre qu’ils effectueront en destination d’un endroit reculé où les enfants pourront vivre plus en sécurité.

Tirée d’une histoire vraie, ce film nous transporte dans un univers de crainte et de cruauté mais aussi d’amitié, d’amour, d’entraide, et surtout de survie.

Les Orphelins de Huang Shi est clairement basé sur deux parties, en rupture l’une de l’autre. Dans un premier temps nous suivons le reporter dans ce pays ravagé par la tyrannie et la violence. Mais la force et l’impact du film ne réside pas tellement dans la surenchère d’images chocs qu’il dévoile au spectateur. On en voit, certes, mais juste ce qu’il faut pour exposer la violence, la barbarie, de cette période et donner un aperçu de ce qui se passait. En effet, la force du propos est beaucoup plus dans le traitement de la vie des Orphelins, pauvres enfants traumatisés par cette guerre qui doivent  de nouveau apprendre à vivre. A travers eux on voit les conséquences directes et humaines de ce conflit. Il y a eu beaucoup de morts, on le sait et c’est horrible. Mais ces orphelins, tous autant qu’ils sont, nous exposent la destruction et la souffrance de ceux qui restent, qui on survécut. On les suit donc dans leur survie, leur « reconstruction » intérieur grâce à des personnes qui vont leur redonner goût à la vie et cette épopée vers une vie meilleur. 

Une épopée humaine forte en sentiments dans laquelle le spectateur prend part sans grande difficultés et s’attache à ces orphelins de Huang Shi. Il faut dire que les enfants sont impressionnants et que le jeu d’acteur (bien qu’ils aient été recruté tout simplement dans des écoles) rend leur vécu plus poignant et crédible. D’autant plus qu’en fin de film nous découvrons des témoignages de certains des orphelins.

En bref, même si on remarque quelques défauts et lourdeurs scénaristiques qui pèsent parfois, ce film n’en est pas moins réussi. Le but de l’œuvre est atteint et le message est bien transmit.



Bande Annonce Les Orphelins de Huang Shi
 

 

Date de sortie : 11 Juin 2008

Réalisé par Roger Spottiswoode

Avec Jonathan Rhys-Meyers, Michelle Yeoh, Chow Yun-Fat

Film américain. 

Genre : Historique, Drame

Durée : 1h 54min. 

Année de production : 2007

Titre original : The Children of Huang Shi

Distribué par Metropolitan FilmExport

 

Site officiel  http://www.childrenofhuangshi.com/

Par Estelle et Adrien
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Jeudi 12 juin 2008

A New York en plein Central Park une étrange épidémie contamine les habitants qui se mettent soudainement à se suicider. Croyant à une attaque terroriste, les professeurs d’une école de Philadelphie sont priés de faire partir les élèves chez eux. Inquiet l’un d’eux, Julian propose à Elliot, professeur en science, de partir chez sa mère à la campagne. Julian ne pouvant attendre sa femme part avec sa fille, Elliot et sa femme Alma dans un train bondé de personnes voulant fuir les grandes villes. Mais plus ils s’éloignent plus ils se rendent compte que peux importe où ils fuient ils ne sont nul part à l’abri.

 

On attend toujours le nouveau film de M Night Shyamalan avec la plus grande impatience et celui-ci ne déroge pas à la règle. Après les fantômes, les super héros, les extraterrestres, les monstres et les contes pour enfants, il s’attaque à des phénomènes inexpliqués. Jouant sur la paranoïa post 11 septembre et la peur des attaques terroristes, il nous livre une œuvre profonde sur fond de crise.

 

Comme toujours avec Shyamalan la mise en scène est magnifique, les scènes fortes s’enchainent à celles magistrales. On découvre des personnages livrés à eux même cherchant à lutter pour leur survie. Ici pas de super héro prêt à sauver le monde, on reste à une échelle très petite, suivant un petit groupe de personnes. On va de supposition en supposition, pas de grandiloquent, on découvre ce qui se passe ailleurs à travers un portable, une télé, ou une radio. Dans les films de Shyamalan on reste très proche de ses personnages. La psychose s’installe petit à petit, pour atteindre son apogée à la scène de la fin du climax. Tout le passage avec la vieille dame est absolument grandiose et fait penser à Psychose par certain aspect.

 

Avec ce film on assiste à une sorte de renouveau du cinéma de science fiction apocalyptique, dans la ligné du très bon Blindness, la grande histoire vue à travers la petite. On est loin des gros films hollywoodien qui jouent sur le grandiose et veulent en foutre plein la vue. Bref un nouveau chef d’œuvre à inclure dans la liste des films du grand Shyamalan, toujours aussi bon.



Bande Annonce Phenomenes  


 

Date de sortie : 11 Juin 2008

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo

Film indien, américain. 

Genre : Science Fiction, Drame

Durée : 1h 30min. 

Titre original : The Happening

Distribué par Twentieth Century Fox France
Par Estelle et Adrien
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Jeudi 5 juin 2008

Alors qu’il vient juste d’être diplômé, Christopher, jeune homme de 22 ans promis à un bel avenir décide de partir un moment à l’aventure laissant derrière lui sa vie et sa famille. Sur la route Christopher va faire des rencontres de gens aussi différents les uns des autres mais qui vont tous lui apporter quelque chose. Au bout de son voyage et fort de son expérience il se retrouvera seul en Alaska pour vivre en communion avec la nature.

 

Grand acteur, et de temps en temps Réalisateur Sean Penn nous démontre ici tout son talent. Adapté du roman éponyme de Jon Krakauer, il nous livre une plongé abyssale vers la solitude de la nature. C’est beau, c’est grand, c’est radical. La mise en scène est superbe et le montage discontinu permet de donner plus de force à l’ensemble, perdu dans le récit comme nous le serions dans nos pensés. Ce film nous questionne sur de nombreuses choses, la futilité des choses, mais en même temps leur importances, notre place dans ce monde et dans cette nature si belle et si profonde, les rapports qu’on a les uns envers les autres…

 

Nous sommes au cœur de cette aventure, la vivant avec Christopher, mais en même temps de notre place bien au chaud de spectateur. Le film nous parle, nous emporte, nous fait réfléchir. On se demande si nous aussi on serait capable d’une telle chose, si on s’y serait pris comme lui, nos choix, nos tournants. La forme permet au fond de prendre tout son envol et toute sa profondeur. C’est très bien trouvé de la part de Sean Penn. Seul bémol à cette aventure magistral, l’utilisation des titres en gros pour ressortir ce que Christopher écris, comme pour appuyer sur le fait qu’il tient un journal. C’est lourd et inutile, en plus ça gâche l’image, c’est prendre le spectateur par la main et lui dire : regard il écrit son journal. Pour moi c’est sa seule faute. Tout le reste c’est vraiment du grand art.

 

 
Bande Annonce Into The Wild 



Date de sortie : 09 Janvier 2008

Réalisé par Sean Penn

Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt

Film américain. 

Genre : Aventure, Drame

Durée : 2h 27min. 

Année de production : 2007

Distribué par Pathé Distribution
Par Estelle et Adrien
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