Jeudi 5 juin 2008

Jacquou fils de paysan vivant dans la forêt voit sa vie basculer lorsque son père tue un homme qui avait blessé sa femme. Envoyé au bagne, par un noble sans scrupule qui veut en faire un exemple, celui-ci va se faire exécuter et sa femme va en mourir de chagrin. Seul, le petit Jacquou va se faire recueillir par un prêtre qui va l’éduquer. Pendant de nombreuses années Jacquou va attendre sa vengeance jusqu’au jour où, après une fête de village, il se fera jeter dans un puis du château du noble.

 

            Jacquou le Croquant est un film de Laurent Boutonnat, le réalisateur de nombreux clips de Mylène Farmer et ça ce sent. Premièrement par le sens du rythme, notamment sur la scène de dance qui est magistral. L’utilisation de la musique et leur mélange ainsi que le montage est superbe. Deuxièmement on le sent au niveau du montage justement. A force de réaliser des clips il a pris l’habitude du micro plan et du montage elliptique. Toute la première partie notamment n’est qu’un vulgaire clip qui cut sans arrêt, même si il alterne avec des moments très beau et de pur poésie, lorsqu’il filme le ciel, où les rapaces par exemple.

 

            Au niveau du jeu des acteurs, ils sont très bons pour un film français, notamment le gamin de toute la première partie est impressionnant. Il rend même le jeu de Gaspard Ulliel un peu fade. Les actrices sont très bien surtout celle qui joue La Galiote, qui passe du serpent à la gazelle, puis deviens une gentille biche. Boutonnat la filme d’ailleurs divinement bien, jouant sur les couleurs de sa peau. Certains acteurs sont par contre assez fade, notamment au niveau des amis de Jacquou qui était très bien étant gamin mais perdent de saveur en grandissant.

 

            La lumière est magnifique, teinté d’orange, elle reprend des couleurs chaude et ensoleillé. Jouant sur les couleurs de la forêt et de la campagne. Il aime également jouer avec le feu, utilisant beaucoup de flammes et bougies pendant les scènes de nuit. Il joue beaucoup sur le coté esthétisant des scènes, alternant plans magnifiques et lumières somptueuses.

           

            L’histoire par contre est très gentillette et simplette. Les bons paysans d’un coté et les méchants bourgeois de l’autre. On à l’impression que c’est tout blanc ou noir. Seul le personnage de La Galiote permet de relativiser légèrement et encore. Tout ce passe mal pour le pauvre petit et l’effet dramatisant de la mise en scènes accentue les situations. On est dans le pathos à grande échelle. Finalement on à assez peu de surprises malgré un rythme bien soutenu (voir trop soutenu).

 

En bref c’est un film très beau par sa mise en scène, mais relativement creux et très manichéen.

 

Pour information, Jacquou le Croquant est l’adaptation d’un livre d’Eugène Le Roy qui avait déjà fait l’objet d’une adaptation en série de 6 épisodes de 90 minutes environs réalisés par Stellio Lorenzi en 1969.



Bande Annonce Jacquou Le Croquant  



Date de sortie : 17 Janvier 2007

Réalisé par Laurent Boutonnat

Avec Gaspard Ulliel, Marie-Josée Croze, Albert Dupontel

Film français. 

Genre : Aventure, Drame

Durée : 2h 30min. 

Année de production : 2005

Distribué par Pathé Distribution

Par Estelle et Adrien - Publié dans : Vu en 2007 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

Un professeur de Harvard, Robert Langdon, spécialiste des symboles est appelé au Louvre suite à un meurtre. Il fait la rencontre d’un policier qui le croit coupable et d’une cryptologue qui va le mener sur la piste de nombreuses énigmes. S’ensuit une course poursuite à la recherche du plus fameux des trésors, fondement du christianisme, le Graal.

 

            Adaptation du célèbre roman éponyme de Dan Brown, Ron Howard nous livre ici un film bateau, sans force et qui perd tout l’essence du roman. Alors que sur papier les recherches étaient très bien menées, à l’écran il suffit d’un simple instant pour les trouver. Ron Howard joue des clichés (la musique dans les voitures), rajoute des scènes inutiles (genre celle du parc), expédie la fin sans aucune explication (je parle de la découverte du Graal pas de celle de la tombe), laissant tomber par la même occasion l’essence même du livre et utilise tout les raccourcis scénaristique bidon qu’il peut trouver.

 

Alors que ce passe t’il ? Pourquoi cette adaptation bidon ? On ce demande l’intérêt d’un tel film tellement il est pauvre et sans intérêt. Peut-être que dans notre société les gens n’aiment tellement pas lire qu’on leur livre une version raccourci et bébête d’un bon roman pour qu’ils n’aient pas à le lire. Et ben c’est bien triste. Vive Hollywood.

  

Bande Annonce Da Vinci Code 

 

Date de sortie : 17 Mai 2006

Réalisé par Ron Howard

Avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno

Film américain. 

Genre : Thriller

Durée : 2h 32min. 

Année de production : 2006

Titre original : The Da Vinci Code

Distribué par Gaumont Columbia Tristar Films
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Vu en 2006 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

En Compétition

 

Palme d'or:  Entre les murs, du Français Laurent Cantet
Grand Prix à Gomorra, de l'Italien Matteo Garrone
Prix de la mise en scène au Turc Nuri Bilge Ceylan pour Les trois singes
Prix du Jury à Il Divo, de l'Italien Paolo Sorrentino
Prix d'interprétation masculine à l'acteur américain Benicio del Toro, dans Che de Steven Soderbergh
Prix d'interprétation féminine à l'actrice brésilienne Sandra Corveloni dans Linha de passe
Prix spécial du 61e Festival: Catherine Deneuve et Clint Eastwood
Prix du scénario à Jean-Pierre et Luc Dardenne pour Le silence de Lorna
Caméra d'or: Hunger, de l'Anglais Steve McQueen; mention spéciale pour "Ils mourront tous sauf moi", de la Russe Valeria Gaïa Germanica
Palme d'Or du court-métrage: Megatron de Marian Crisan (Roumanie); mention spéciale pour "Jerrycan" de Julius Avery (Australie).

 

 

Un Certain Regard

Prix Un Certain Regard - Fondation Gan pour le Cinéma : Tulpan de Sergey Dvortsevoy
Prix du Jury : Tokyo Sonata de Kurosawa Kiyoshi
Coup de Coeur du Jury : Wolke 9 de Andreas Drese
Le K.O. du Certain Regard : Tyson de James Toback
Prix de l'espoir : Johnny Mad Dog de Jean-Stéphane SAUVAIRE

 

Cinefondation


Premier Prix de la Cinéfondation : Himnon (Hymne) de Elad Keidan (The Sam Spiegel Film and TV School, Israël)
Deuxième Prix de la Cinéfondation : Forbach de Claire Burger (La fémis, France)
Troisième Prix de la Cinéfondation : Stop de Park Jae-ok (The Korean Academy of Film Arts, Corée du Sud) et Kestomerkitsijät (Signalisation des routes) de Juho Kuosmanen (University of Art and Design Helsinki, Finlande)

 

                                                   

 

Notre palmarès :

 

Ici seront présent uniquement les prix génériques pour la compétition, la Caméra d’or, les prix spécial et la Palme du court sont donc absents. Il faut également prendre en compte que nous n’avons pas vus tout les films donc c’est un avis en fonction de ce qu’on à vus.

 

 

Palme d’or : Waltz With Bashir de Ari Folman

Grand Prix à Changeling de Clint Eastwood

Prix de la mise en scène ex-æquo Atom Egoyan pour Adoration et Wim Wenders pour Palermo Shooting

Prix du Jury Palermo Shooting de Wim Wenders

Prix d’interprétation masculine Toni Servillo pour Il Divo

Prix d’interprétation féminine Angelina Jolie pour Changeling

Prix du scénario Charlie Kaufman pour Synedoche, New York


                                  
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008
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Mardi 3 juin 2008

Pour mon deuxième festival et le quatrième festival (bien que le premier en entier) d’Estelle on c’est fait vraiment plaisir. Voila notre résumé de ce 61ème festival de Cannes :

 

Environ 3 films par jours surtout qu’on a mal débuté. Les premiers jours on avait un badge avec un gros N vert dessus, on était considéré comme prestataire de service de Rezo Film et en gros on avait accès qu’au marché du film et  au Grand Palais sur invitation. Donc on ne voyait que deux films par jours et avec des grands moments d’attente interminable à glander à Cannes. Bon mais du coup on à vus 9 films (dont 4 avec le badge N) au Grand Palais et plusieurs en orchestre (le bas de la salle) où on a pus voir Natalie Portman. Ensuite on a changé de badge et là notre festival à vraiment commencé.

 

On a fait plusieurs soirées sur des plages privées, en particulier la plage Martini, où on a dégusté des supers cocktails. On est aussi allé dans une villa (la même que l’année dernière) pour la soirée “Un Conte de Noël“ en présence de nombreuses célébrités.

 

On a assisté à la leçon de cinéma de Quentin Trantino et on à vus en tout pas moins de 31 films allant du très bon au très mauvais. Vous pouvez voir nos avis ci-dessous.

 

             Bref encore une très bonne année, bien remplie, vivement l’année prochaine.
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

Palme d’Or

 

 

Dans un collège de la région parisienne on suit une année scolaire d’un prof de français et de sa classe de 4ème. Quelles sont les conditions d’enseignement aujourd’hui ? Le prof doit faire face non seulement au élèves mais également aux autres profs et à l’administration qui ne comprennent pas toujours sont point de vu. S’ensuit des réflexions sur les conditions d’apprentissage et les chances des élèves face à la scolarité.

 


Ce film est l’adaptation du roman éponyme de
François Bégaudeau qui joue ici son propre rôle. Le film est bien fait, filmant de très près ses personnages avec une mise en scène très classique et simple, mais en même temps efficace. Les acteurs sont bien sans non plus être excellent puisqu’ils jouent leur propres rôle (ou des rôles proches). C’est un film qui ce regarde bien et qui pose plein de bonnes questions sans apportés non plus des réponses. Le prof n’est pas le héro qui à réponse à tout et qui est là en sauveur. Il a un rôle très humain et proche de la réalité avec ses hauts et ses bas. Le regard sur notre école de maintenant est très juste, même si il est finalement encore assez nombriliste et très français (normal en même temps). On à l’impression de se retrouver à un de nos cours, il n’y a pas si longtemps (c’est assez stressant d’ailleurs par moment).

 

Bref un bon film, très français, portant un regard sur le présent, sans non plus être vraiment transcendant. Il ne mérite vraiment pas sa palme à mon avis, des films bien plus originaux et bien plus cinématographiquement intéressants étaient en compétition et sont repartis bredouille.

 


Bande Annonce Entre les Murs 

 
 

Date de sortie : 24 Septembre 2008 

Réalisé par Laurent Cantet

Avec François Bégaudeau, Nassim Amrabt, Laura Baquela

Film français. 

Genre : Comédie dramatique

Durée : 2h 8min. 

Année de production : 2007

Distribué par Haut et Court






Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

 

 

Grand photographe de renommé internationale, Finn à une vie trépidante. Entre ses photos montage pour avoir exactement l’ambiance qu’il veut, ses shoots de modèles, ses cours de photos et sa vie nocturne à trainer dans les bars, il ne dort pas beaucoup. Il se met à faire d’étranges rêves où un mystérieux homme en gris le poursuit. Il fini par se retrouvé à Palerme, ville d’art, dans laquelle il va faire le point sur sa vie qui lui semble sans but.

 



Estelle :

 

Wim Wenders a réussi, avec ce film, à nous transporter dans un univers bien transcendant au-delà de toutes barrières, dans un registre poétique sur fond de fatalité. C’est toute une recherche sur la vie, la mort, l’identité, qu’il développe à travers ce photographe perdu au fond de lui-même, qui paraît plus mort que vivant au quotidien. Ce film est tout un parcourt intérieure parsemé d’embûches pour se retrouver, se reconnaître, et pourquoi pas reprendre goût à la vie qui nous entoure. Wim Wenders nous balade entre réalité et songe mêlant lyrisme et fatalité. Il nous fait prendre conscience que la mort nous attend tous mais que nous avons notre libre choix. Libre choix de vivre notre vie comme on l’entend, de choisir notre mort…Cette fameuse mort qui ponctue le film et préoccupe tant ce photographe. A force de tergiverser sur la mort Finn en oublie de vivre, tout simplement. A travers cette idée de mort, c’est surtout une hymne à la vie que Wenders mets à l’avant.  Et c’est à Palerme que commence cette renaissance personnelle, spirituelle et affective, à travers la découverte de la beauté d’une ville, de l’art (photographique et pictural) et d’une femme. En errant à Palerme, comme dans son propre esprit, Finn redécouvre la beauté des choses et de la vie. Wim Wenders nous livre ce conte fataliste de vie à la lumière extrêmement bien travaillé et complètement atmosphérique. Chapeau bas.

 

 

Adrien :

 

Très beau film du très grand Wim Wenders. Il vous entraine dans les méandres mentale d’un photographe qui c’est perdu. Mélangé entre le réel et l’irréel, le rêve éveillé ou endormi, ce film nous questionne sur la vérité, sur notre vérité intérieure, sur celles de nos convictions. Tout le film possède une atmosphère superbe, grâce notamment à la lumière et à la beauté des plans. Wenders joue sur les couleurs passant d’une ambiance à une autre, d’une échelle à l’autre. Les plans ont volontairement un coté irréels qui donne une touche surréaliste à l’ensemble. L’actrice est formidable et Wenders la filme tel un ange, donnant naissance à de véritable poème visuel sur son visage. Faisant sans cesse des références à la photo et à la peinture, Wenders nous ballade dans Palerme tel un peintre, jouant sur les couleurs et les détails, ont découvre la ville à travers un prisme d’endroits et de musiques dans l’œil direct du réalisateur. La musique à elle aussi un rôle extrêmement important, véritable liens entre toutes les expériences de Finn. Il se ballade constamment avec ses écouteurs dans les oreilles nous donnant une véritable vision musical de son périple. C’est somptueux et irréel, bref c’est magnifique.

 

 

Date de sortie : prochainement

Réalisé par Wim Wenders

Avec Campino, Giovanna Mezzogiorno, Dennis Hopper

Film américain, allemand, italien. 

Genre : Comédie dramatique

Durée : 2h 4min. 

Année de production : 2008

Titre original : The Palermo Shooting

Distribué par Océan Films
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

 

 

A Naples, les gens sont obligés de se plier aux règles de la Camorra, organisation mafieuse qui contrôle tout. Entre argent, armes, sang et règlement de compte, les habitants ne savent plus sur quel pied danser. Dans ce climat cinq histoires s’entrecroise : deux jeunes veulent jouer selon leurs propres règles, un gamin rentre progressivement dans l’organisation, un couturier essai d’aider des chinois de son coté, un jeune homme deviens l’assistant d’un “homme d’affaire“ qui enfoui les déchets moyennant de grosses sommes et un exécuteur chargé de distribuer l’argent dans les familles.

 

Estelle :

 

Film traitant de thèmes très engagés, difficiles, importants et réels. Concernant le sujet abordé rien à dire, d’autant plus que, dans un sens, nous sommes tous concerné. Je regrette juste que le film s’attarde trop, s’allonge, et du coup on s’y perd un peu. Le film perd de son impact. Même si les acteurs et le sujet sont bons, les longueurs plombent donc tout le rythme et le but du propos.

 

Adrien :

 

Film italien traitant de la mafia, la Camorra. On suit le destin de plusieurs personnes ayant toutes un rapport avec l’organisation. On découvre le milieu et les implications de celle-ci sur plusieurs niveaux. Bien que les propos soit forts et profonds, la réalisation manque de pertinence, à cause de longueurs et un éparpillement du récit qui perd un peu le spectateur. Sinon les acteurs sont très bons et les propos justes et même importants. Une bonne demi heure de moins aurais peut-être été nécessaire pour être plus cohérent.

 


Bande Annonce Gomorra 

 

Date de sortie : 13 Août 2008

Réalisé par Matteo Garrone

Avec Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato, Maria Nazionale

Film italien. 

Genre : Drame, Policier

Durée : 2h 15min. 

Année de production : 2007

Distribué par Le Pacte

 

Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

 

 

De retour dans son village natale qu’il à quitté depuis son enfance, un jeune homme découvre sa sœur dont il ignorait l’existence. Alors que tout le village le rejette, notamment le compagnon de sa mère, il décide de se bâtir une maison sur le delta. Entre lui et sa sœur de forts liens vont se tisser, elle va alors décider de le rejoindre et de l’aider dans son entreprise.

 




Estelle :

 

Film contemplatif sur fond d’amour secret. Le cadre est très soigné montrant des paysages magnifiques qui laissent sans voix. Les acteurs sont épatants de force tout en simplicité. Simplicité que l’on retrouve tout au long du film dans son traitement, ce qui le rend très beau et poétique. Ici simplicité ne signifie pas platitude et manque d’originalité mais représente un bon atout. Seulement, cette belle simplicité est rompue par la fin trop en rupture avec le reste et venu d’on ne sait ou. Malgré ce petit faux pas, ce film reste une belle œuvre.

 

 

Adrien :

 

Superbe et magnifique film sur les bords du Danube. C’est très bien filmé, la lumière est superbe, les acteurs très justes. On est entrainé tel le fleuve dans cette superbe course à l’amour. La musique colle également parfaitement à son sujet. La mise en scène contemplative donne une force aux images et le minimalisme des dialogues rend ces petits riens entre ce frère et cette sœur, profonds et touchants. Seul bémol, la fin qui arrive comme un cheveu sur la soupe est trop en rupture avec le reste du film et ne répondant pas aux symboles présentés depuis le début. Bref un superbe film, mais plombé par sa fin, magnifique néanmoins.

 


Bande Annonce Delta 

 

Date de sortie : prochainement

Réalisé par Kornel Mundruczo

Avec Félix Lajkó, Orsolya Toth, Lili Monori

Film allemand, hongrois. 

Genre : Drame

Durée : 1h 32min. 

Année de production : 2008

Distribué par Le Pacte
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

 

 

Une étrange épidémie frappe le pays, tout les hommes deviennent aveugles les uns après les autres. Le gouvernement ne trouvant pas de solution au problème décide d’enfermer tout les contaminé dans un hôpital désinfecté et insalubre. Livré à eux même, ils vont devoir fixer leurs propres règles. Une femme arrivée avec les premiers contaminés n’est pas touché par l’aveuglement blanc lumineux. Elle guidera du mieux qu’elle peu se groupe de personnes, se retrouvant face à la folie des hommes aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur du ce “bunker“.

 

 

Estelle :

 

Très bon film plongé dans une ambiance lumineuse blanche parfaite. On se sent immergé dans ce monde d’aveugles épidémiques et enfermé avec eux dans ce bâtiment, réelle prison en huit clos pour eux comme pour nous. Ici on découvre le coté animal et incivilisé des êtres humains lorsqu’ils sont face à leur fin, leur perte, leur mort. Le soutien, la haine, le chaos, la peur, tout y est, tout nous submerge. Le réalisateur joue sur cette immersion de part la couleur blanche très présente, des flous mais aussi en entretenant notre ignorance concernant cet aveuglement soudain et général. Comme les personnages nous ne savons rien. Aucune explication lourde et ennuyeuse. Nous sommes livré à nous même comme les protagonistes. Le réalisateur pose ici de bons thèmes et les traites de façon structuré et symbolique.

 

 

Adrien :

 

Très beau film du réalisateur de “la Cité de Dieu“ et de “The Constant Gardener“. Il nous entraine dans les méandres de la folie humaine lorsque celle-ci deviens aveugle. Traitant tout son film avec un large dominante blanche (bien que lorsqu’ils sont enfermés on tend vers le noir) couleur que voit les “aveugle“ et remplie de symbolique, le film réussi par sa singularité et surtout notre ignorance. Loin de donner une explication plombante, le réalisateur nous fait suivre les premiers “contaminés“ livrés à eux même et à leur propres lois. On y découvre la brutalité et la déchéance humaine telle qu’elle le serait probablement dans des cas comme celui là (d’ailleurs ça rappelle les camps allemand pendant la seconde guerre mondiale). Un film magistral donc, maîtrisé et bouleversant.

 


Bande Annonce Blindness 

 

Date de sortie : 08 Octobre 2008

Réalisé par Fernando Meirelles

Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Danny Glover

Film japonais, brésilien, canadien. 

Genre : Drame

Durée : 1h 58min. 

Année de production : 2007

Distribué par Pathé Distribution
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 3 juin 2008

Film vu à Cannes 2008
En compétition Sélection Officielle

 

 

Francis père déprimé depuis le départ de sa femme, travaille dans un bar et se noie dans l’alcool. Son fils de 10 ans élève modèle, se débrouille seul mais à du mal à tenir avec un père aussi peu présent, voir dérangeant. Pour essayé de s’en sortir Francis va renouer avec son passé et effectuer des tours de magie.

 



Estelle :

 

Joli petit film avec une relation père / fils très touchante et tendre. Autrement la mise en scène est assez classique mais bonne et maîtrisée. Le cadrage est soigné et l’ambiance générale colle bien au thème ainsi qu’à la construction choisit. On se régale à voir les numéros extrémistes du père et la fascination d’un enfant pour son père. Bref, un film assez classique mais bon.

 

Adrien :

 

Un beau film sur la relation entre un père alcoolique et son fils. Film très beau dans ses couleurs et ses cadrages. L’acteur principal est très bon et incroyable (fakir). Bref un beau film, un peu plat tout de même. Il ne ce passe pas grand-chose et malgré quelque scènes magistrales (toute la fin est magnifique), beaucoup d’éléments ne sont pas traité à fond et avec toute la force qu’ils auraient pus avoir. Un bon film mais sans plus.

 


Bande Annonce My Magic 

 

Date de sortie : 12 Novembre 2008

Réalisé par Eric Khoo

Avec Francis Bosco, Jathishweran Naidu

Film chinois. 

Genre : Drame

Durée : 1h 15min. 

Année de production : 2008

Distribué par ARP Sélection
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Cannes 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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