Mercredi 18 juin 2008

En 1607 alors qu’il arrive au Nouveau Monde, un officier anglais aux fers pour subordination se voit offrir une autre chance. Les anglais viennent sur ces rivages établir un avant poste économique et compte bien s’installer pour de bon, ce qu’ils ne se rendent pas compte c’est qu’ils s’établissent en plein territoire indien dirigé par le grand Chef Powhatan. Alors qu’il explore les environs John Smith se fait enlever par les indiens et sans le recours de la princesse, la fille préférée de Powhatan il se serait fait exécuter. Redevable il va rester auprès des indiens, découvrant leurs coutumes, leur sensibilité, leur façon de voir le monde et donc une nouvelle vision des choses. Aux cotés de la princesse il va également apprendre l’amour et les liens invisibles qui vont se lier entre eux vont les changer à jamais.

 

En adaptant la légende de Pocahontas, le grand réalisateur Terrence Malick nous offre une œuvre absolument superbe entre les relations homme / femme, de l’homme face à la nature et face à lui-même. Une fois encore la poésie du maitre œuvre en symbiose avec la nature et les couleurs, filmant l’eau et les arbres comme personne. Comme dans ses films précédant, ont retrouve l’utilisation de la voix off, pensées intérieures de ses personnages allant au delà de ce que l’on voit à l’écran. Même si le film ne recèle que de très peu de dialogues, il est rempli de pensées, de petits gestes et de petits riens qui font de nous des hommes sensibles et doués de raison.

 

Malick nous questionne sur notre place dans ce monde si étrange, où les hommes ne se comprennent pas les uns les autres et où les carrières surpassent tout, même l’amour. Il nous démontre la beauté et la stupidité des hommes qui lorsqu’ils ne comprennent pas une chose la détruise où qui pour l’accepter doivent la transformer à leur image. En utilisant cette civilisation détruite et leur relation avec leur monde, Malick nous montre la futilité de nos actions et la bêtise humaine. Nous avons transformé ce monde de paix en un monde de brute. Même si les guerres existaient avant la venue de l’homme blanc, la cruauté que celui-ci a fait preuve face à son prochain est sans égal.

 

La relation John Smith / Pocahontas est très belle, la jeune indienne est resplendissante dans ce rôle qui lui va si bien, on ne peut que féliciter Malick de son choix. Colin Farrell est lui aussi très bien, il possède ce charisme et surtout ce coté écorché que doit posséder le personnage de John Smith. Au niveau des plans, personne ne filme comme Malick, il utilise les contres jours admirablement, les hommes deviennent alors des ombres se fondant dans le paysage et prenant toute leur essence. Il privilégie la lumière réelle et tourne le matin et le soir pour avoir les couleurs qu’il veut réellement. Se dévoile alors une atmosphère particulière d’une grande beauté, libérant toute la plus belle palette de couleurs et de somptuosités que nous offre la nature. 

 

Le Nouveau Monde est un film totalement à part, nous donnant ce qu’il y a de plus beau dans le cinéma, aussi bien sur le fond que la forme, un pur Malick dans toute sa splendeur, resplendissant. 


Bande Annonce le Nouveau Monde



Date de sortie : 15 Février 2006 

Réalisé par Terrence Malick

Avec Colin Farrell, Christian Bale, Q'orianka Kilcher

Film américain. 

Genre : Aventure, Historique

Durée : 2h 16min. 

Année de production : 2005

Titre original : The New World

Distribué par Metropolitan FilmExport

Par Estelle et Adrien - Publié dans : Vu en 2006 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 16 juin 2008

George Hogg jeune reporter Anglais avide de connaissances et de vérité nous entraîne ici dans la Chine des années 30 ravagé par la guerre. Avec une jeune infirmière il va essayer de sauver une soixantaine d’orphelins innocents en les éloignant de la cruauté et abomination qui les entourent. Ensemble, c’est un parcourt d’un millier de kilomètre qu’ils effectueront en destination d’un endroit reculé où les enfants pourront vivre plus en sécurité.

Tirée d’une histoire vraie, ce film nous transporte dans un univers de crainte et de cruauté mais aussi d’amitié, d’amour, d’entraide, et surtout de survie.

Les Orphelins de Huang Shi est clairement basé sur deux parties, en rupture l’une de l’autre. Dans un premier temps nous suivons le reporter dans ce pays ravagé par la tyrannie et la violence. Mais la force et l’impact du film ne réside pas tellement dans la surenchère d’images chocs qu’il dévoile au spectateur. On en voit, certes, mais juste ce qu’il faut pour exposer la violence, la barbarie, de cette période et donner un aperçu de ce qui se passait. En effet, la force du propos est beaucoup plus dans le traitement de la vie des Orphelins, pauvres enfants traumatisés par cette guerre qui doivent  de nouveau apprendre à vivre. A travers eux on voit les conséquences directes et humaines de ce conflit. Il y a eu beaucoup de morts, on le sait et c’est horrible. Mais ces orphelins, tous autant qu’ils sont, nous exposent la destruction et la souffrance de ceux qui restent, qui on survécut. On les suit donc dans leur survie, leur « reconstruction » intérieur grâce à des personnes qui vont leur redonner goût à la vie et cette épopée vers une vie meilleur. 

Une épopée humaine forte en sentiments dans laquelle le spectateur prend part sans grande difficultés et s’attache à ces orphelins de Huang Shi. Il faut dire que les enfants sont impressionnants et que le jeu d’acteur (bien qu’ils aient été recruté tout simplement dans des écoles) rend leur vécu plus poignant et crédible. D’autant plus qu’en fin de film nous découvrons des témoignages de certains des orphelins.

En bref, même si on remarque quelques défauts et lourdeurs scénaristiques qui pèsent parfois, ce film n’en est pas moins réussi. Le but de l’œuvre est atteint et le message est bien transmit.



Bande Annonce Les Orphelins de Huang Shi
 

 

Date de sortie : 11 Juin 2008

Réalisé par Roger Spottiswoode

Avec Jonathan Rhys-Meyers, Michelle Yeoh, Chow Yun-Fat

Film américain. 

Genre : Historique, Drame

Durée : 1h 54min. 

Année de production : 2007

Titre original : The Children of Huang Shi

Distribué par Metropolitan FilmExport

 

Site officiel  http://www.childrenofhuangshi.com/

Par Estelle et Adrien - Publié dans : Vu en 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Dimanche 15 juin 2008

On profite de la sortie de The Happening au Cinéma pour faire un petit article sur le réalisateur M Night Shyamalan et de revenir sur ses précédant films (voir articles ci-dessous).

 

Né en Inde mais ayant grandis dans une banlieue chic de Philadelphie (ville présente dans tous ses films), M Night Shyamalan se découvre très jeune une passion pour le cinéma, bercé notamment par les Films de Steven Spielberg (dont il ne se privera pas de faire des remakes étant jeune). Bien que révélé au grand public par Sixième Sens en 1999, Shyamalan avait déjà fait deux films avant, Praying With Anger (1992) et Wide Awake (1998). Le premier est un film plus ou moins autobiographique sur un jeune américain d’origine indienne qui retourne dans le pays de ses origines, ce film trouve un bon succès critique mais pas publique. Le second est une comédie dramatique sur un jeune homme de 5ème dans une école catholique à Philadelphie (encore).

 

Après ces 2 films plus ou moins passé inaperçue il frape très fort avec son premier et plus gros succès à ce jour Sixième Sens et sa première collaboration avec Bruce Willis. Ce film sera responsable du renouveau du cinéma surnaturel et plus précisément de fantômes à Hollywood et ce fera très remarquer par sa fin surprenante. Après ce coup de maître le réalisateur enchainera avec Incassable toujours avec Bruce Willis et Samuel L Jackson, Signes avec Mel Gibson et Joaquim Phoenix, Le Village toujours avec Joaquim Phoenix et Brice Dallas Howard (La fille de Ron Howard révélée sur ce film) puis La Jeune Fille de L’eau avec la même actrice. Et viens de sortir The Happening cette fois avec Mark Wahlberg.

 

Les films de Shyamalan sont reconnaissable des les premières images. Déjà ils sont tous assez lents, malgré quelque passage plus intense. Souvent on commence le film dans une pièce close et le cadre est souvent tronqué légèrement (la cave de 6ème sens, le placard de La Jeune Fille de L’eau, La Chambre de la mère d’Incassable…). Les croyances sont souvent très importantes pour les personnages du film (les saintes vierges et les églises pour Cole dans 6ème Sens, Les Esprits et Dieu dans Le Village, Dieu et la religion en générale notamment à travers le prêtre dans Signes…). Les atmosphères et les teintes sont bien définies (Le noir et feu dans 6ème sens, le jaune dans le Village, le bleu dans Incassable et La Jeune Fille de l’Eau..). Les musiques sont toutes extrêmement importantes et donnent une atmosphère bien particulière à chacun de ses films. D’ailleurs depuis 6ème Sens sont compositeur attitré est toujours le même, à savoir James Newton Howard qui fait un travail impressionnant sur chacun des films. Ses histoires sont toujours à la limite du fantastique, tantôt d’un coté tantôt de l’autre. On ne sait jamais si ses personnages sont en proie à des hallucinations, ou à leur imagination, ou si c’est purement ou simplement une arnaque. Les fins sont toujours extrêmement importante et remette en cause de grandes choses dans le film (à l’exception de The Happening). Il aime rester à une échelle très réduite de personnages et souvent dans un cercle familial, très souvent éclaté ou en crise.

 

Shyamalan écris ses propres histoires, certain diront qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un plat mais force est de reconnaître qu’il a un vrais talent. La phase de préparation d’un film est pour lui extrêmement importante. Ces films ont des scénarios très riches et monsieur Shyamalan est très exigent. Ainsi pour la préparation de chacun de ses films tout devra être exactement comme il l’a décidé quitte à devoir construire intégralement une maison par exemple et planter un champ.

 

En fait Shyamalan est pour moi un réalisateur de film d’auteur mais tout publique. C’est en cela qu’il est très fort, réussir à faire accepter à des gens qui ne vont normalement pas au cinéma de voir des films d’une très grande qualité aussi bien scénaristique que filmographique, loin des films ultra formaté d’Hollywood. On lui donne de gros moyens alors que finalement ses films ont une construction bien différente des super productions et se rapproche plus de film beaucoup plus intimiste.

 

Bref tout ces films (à l’exception de ses deux premiers que je n’ai pas vus donc je ne peux pas juger) sont très bons et possèdent de vrais identités, magnifiques, fantastique (à tous les niveaux), un grand réalisateur quoi.

 

 

 

M Night Shyamalan

 

Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste américain

Né le 6 Août 1970 à Pondicherry (Inde)

Autre(s) pseudo(s) : Manoj Night Shyamalan, Manoj Nelliyattu Shyamalan
Par Estelle et Adrien - Publié dans : M Night Shyamalan
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Dimanche 15 juin 2008

Cleveland Heep concierge bégayant d’un immeuble se retrouve confronté à des évènements hors du commun. Alors qu’il est habitué à sa petite vie bien rangé, il fait la rencontre d’une nymphe dans la piscine de l’immeuble. Celle-ci viendrait d’un monde mystérieux pour éveiller les hommes. Trouvant des indices dans une légende pour enfant raconté par une des résidantes de l’immeuble, Cleveland essaye de trouvé celui qu’elle doit rencontrer ainsi que le moyen de la renvoyer chez elle, car tapis dans l’ombre une mystérieuse créature attend son heure.

 

Shyamalan s’attaque à son propre conte pour enfant qu’il racontait au siens et qu’il à également publié en livre sous le titre Lady In The Water A Bed Time Storry, mais à ce jour il n’y a pas de traduction française. Le film est de ses propres dires, le grand frère du livre et serait une sorte de relecture visuel et plus poussé, le livre s’adressant aux enfants alors que le film s’adresse au plus grands.

 

Lady In The Water est un film basé sur le conte, on retrouve donc beaucoup d’éléments de construction rappelant un conte à commencer par l’introduction et ses dessins simplistes. Le film est marqué d’une atmosphère bien particulière, jouant beaucoup sur le bleu et le vert. Les créatures ont un graphisme génial mêlant herbes, branches, feuilles et animaux, le tout, plongé dans cette atmosphère bien particulière, colle parfaitement bien. On a envi nous aussi de découvrir ce monde enchanté et enchantant. Bryce Dallas Howard en Narf est absolument magnifique et donne parfaitement bien ce surnaturel que doit posséder le personnage.

 

Le film est en fait un hommage au cinéma de genre notamment à travers le personnage du critique de cinéma. Il joue sur les codes, n’hésitant pas à les utiliser pour mieux les détourner. Le tout est parfaitement dosé, sans trop en faire, on a notre dose de conte, de surnaturel, de poétique, de suspens. Seul petit bémol peut-être le coté un peu prétentieux du film avec notamment le rôle que Shyamalan c’est lui-même donné et quelques fautes de gout à savoir des accélérés dans les moments de tensions comme on en trouve dans les grosses productions américaine à deux balles. Le film est tout de même extrêmement maitrisé et superbe, l’ambiance géniale et l’histoire excellente, le tout nous embarque dans ce monde fantastique et ne nous lâche plus.



Bande Annonce la Jeune Fille de l'Eau 
 

 

Date de sortie : 23 Août 2006

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Paul Giamatti, Bryce Dallas Howard, Jeffrey Wright

Film américain. 

Genre : Fantastique, Drame, Thriller

Durée : 1h 49min. 

Année de production : 2005
Titre original : Lady in the Water

Distribué par Warner Bros. France

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Dimanche 15 juin 2008

Dans un village perdu dans les bois, une communauté vit reculée de tout, car même si leur village est très bien établi, des créatures mythiques les entours leur interdisant l’accès au bois. Tant que l’une ou l’autre des communautés voisines respecte la trêve et le territoire de l’autre aucun danger n’est à craindre. Mais alors que des animaux morts sont retrouvé un peu partout dans le village, un jeune homme, Lucius demande à ce rendre en ville à l’extérieur pour aller chercher de médicaments et donc de traverser les bois interdits.  

 

Voila pour moi le meilleur Shyamalan à ce jour, la mise en scène, l’histoire, l’ambiance, la musique, les acteurs, tout ici atteins sa plus belle intensité et sa plus grande force. Ce film est constamment à la frontière du fantastique et joue sur les codes de narrations pour mieux nous perdre. Certaines scènes ont une construction absolument magnifique et montre le génie de son réalisateur (la scène de l’arrivé des monstres et de la prise de main ou encore celle de la poursuite dans les bois, qui grâce au cadrage nous met dans la peau de l’aveugle). Tout le film est teinté d’une couleur jaune, celle de la couleur protectrice de la communauté et donne une force aux couleurs et aux propos, jouant sur l’effet de rupture quand Ivy partira dans les bois passant alors sur des couleurs beaucoup plus ternes. Les acteurs sont absolument excellents avec une motion spéciale à Bryce Dallas Howard en aveugle et Adrien Brody en fou excentrique. Bryce c’est fait révéler par ce rôle où elle est absolument saisissante. Son visage d’ange et ses yeux d’un bleu pur donne une dimension presque spectrale au personnage. On tombe en complète admiration devant cette jeune fille si pure, si fragile et en même temps si forte. Pas étonnant qu’après ce film Shyamalan lui est donné le rôle de la Jeune Fille de l’Eau.

 

Ici encore on retrouve beaucoup de ses thèmes. La famille tout d’abord est omniprésent ici et est même le centre de ce film. C’est pour protéger leurs familles que ces personnes sont venues dans ce village, c’est pour celui qu’elle aime qu’Ivy va partir en forêt, le film commence par la mort d’un enfant… Tout tourne autour de la famille et c’est toujours en son nom que les personnages du village détermineront leurs actions. On retrouve également le fantastique et donc la façon dont va réagir une communauté face à des évènements extraordinaire. Ici c’est les monstres qui chamboulent le quotidien de ce petit village. Ses membres doivent vivre avec et les règles sont établie en fonction d’eux. Ivy et Lucius vont devoir affronter ces monstres chacun à leur manière et ce qui les mènent a leur destin ce sont ces monstres finalement. Ici aussi on retrouve les relations entre une personne dont le quotidien est bouleversé et une autre qui à des réponses. Ici Lucius et Ivy prendrons tour à tour le rôle de la personne au quotidien bouleversé alors que ceux qui ont les réponses sont leurs parents et principalement celui d’Ivy qui est en quelque sorte le maire du village. Il apporte des réponses mais en même temps le pourquoi et le comment. Il est le fer de lance de ce village et donne de la force à sa fille qui finalement devient comme lui.

 

Au niveau de la mise en scène, ce film est probablement le plus lent de Shyamalan même si certaines scènes sont plus rapides. Le réal film la forêt et son coté inquiétant assez longuement et il laisse place à de véritable poème visuel. Il ponctue son film de plusieurs éléments qui ont tous leurs importances notamment les rocking-chairs vides qui regardent la forêt. Ces scènes apparemment anodines donnent une véritable poésie tout en étant lourdes de symboliques. C’est ce genre de scène qui montre la qualité et la complexité de la mise en scène de Shyamalan. C’est cadres et ses décors sont choisi aux détails près et ont tous un sens qui leur sont propres.

 

Un très grand film donc, à la fois lourd de tensions et d’une grande poésie, jouant sur les deux admirablement.



Bande Annonce Le Village 
 

 

Date de sortie : 18 Août 2004

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix, Adrien Brody

Film américain. 

Genre : Fantastique, Thriller

Durée : 1h 48min. 

Année de production : 2003

Titre original : The Village

Distribué par Buena Vista International
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Dimanche 15 juin 2008

Graham pasteur ayant perdu la fois et fermier d’un petit village de Pennsylvanie retrouve son champ de mais saccagé en certain endroits, le tout formant des dessins géométrique visible uniquement depuis le ciel. Porté par la psychose extra terrestre, Graham va essayer de continué à élever ses deux enfant avec l’aide de son frère loin de tout ça. Mais des évènements de plus en plus bizarre ce déroulant autour d’eux vont les obliger à essayer de comprendre ce qui ce passe.

 

Shyamalan nous livre ici un film également très ancré dans son univers. Alors que d’habitude les films traitant d’extraterrestres sont toujours plein d’action et d’effet spéciaux, ici rien de tout ça, Shyamalan préférant jouer sur la tension et l’inexpliqué. On voit tout les évènements à travers cette petite famille et leur moyen de regard sur l’extérieur à savoir la télé, véritable miroir sur le monde. Shyamalan joue sur la psychose post 11 septembre et nous montre le pouvoir des images et la façon dont les médias sont complètement perdus face à des situations exceptionnelles. Il nous offre des scènes forte en émotion où on est littéralement accroché à notre siège, par exemple la scène sur le toit où encore la poursuite dans le champ de mais. C’est extrêmement bien filmé et très angoissant. On retrouve des couleurs se rapprochant de celles de 6ème Sens à savoir noir et feu, donnant notamment de superbes plans sur le champ et ses crop-circles.

 

On retrouve toujours ses thèmes de prédilection, à savoir la famille, ici un père, ses deux enfants et son frère. Encore une famille éclaté puisque la mère est morte quelques années auparavant d’un accident de voiture. C’est également un questionnement sur la foi et notamment dans des situations exceptionnelles (E.T. mais aussi accident), toute la façon de voir de Shyamalan étant extrêmement bien expliqué quand Mel Gibson explique qu’il y a deux types d’individu face à de tels évènements. Ici pas de personnes apportant les réponses puisque tout les personnages tour à tour prenne ce rôle, chacun avec ses propres questions et ses propres réponses. On retrouve également son obsession de la réaction des individus dans un cercle très fermé face à l’inexplicable et les obligations que doivent prendre ses membres.

 

Malgré quelques détails un peu décevant, notamment le plan de fin, ce film est extrêmement bien construit et nous tiens en haleine pendant ses 1H45 sans jamais nous lâcher. On est pris dans ce cercle fascinant et on en ressort avec la satisfaction d’avoir vu un des meilleurs films d’E.T. à ce jour. Shyamalan joue avec nos sentiments et notre tensions passant d’un moment de pur suspens à une scène plus sentimentale tout ça dans la même séquence et sans jamais nous choqué ou nous désintéresser. Un grand bravo donc et je voudrais spécialement faire un clin d’œil à ma petite sœur qui n’à jamais autant sursauté sur un siège de cinéma que devant ce film.



Bande Annonce Signes
 


 
Date de sortie : 16 Octobre 2002 

 Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin

Film américain. 

Genre : Fantastique

Durée : 1h 45min. 

Année de production : 2001

Titre original : Signs
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Dimanche 15 juin 2008

Alors qu’il revient d’un entretien David se retrouve pris dans un accident de train mortel. En se réveillant à l’hôpital il se rend compte qu’il est le seul survivant et que plus miraculeux encore il n’a aucune blessure. Sa femme avec qui il ne parle presque plus et son fils vont après cet évènement essayer de se rapproché de lui et l’aidé dans les épreuves qui l’attendent. Alors qu’il cherche des réponses un homme, Elijah Price, qui à la maladie de l’homme de verre va le contacter. Celui-ci tiens un magasin spécialisé dans les comics et à peut-être des explications pour David.

 

M Night Shyamalan s’attaque à un univers très codifié, celui des comics et des supers héros, véritable phénomène au Etats-Unis, mais avec une histoire très différentes de celles habituelles. Des les premiers instants la mise en scène caractéristique du réal se fait ressentir. Avec lui on ne sait jamais à quoi s’en tenir, tant cette histoire est recherchée aussi bien sur le fond que la forme.

 

Tout comme avec 6ème Sens on retrouve cette mise en scène posé et intimiste. Il reste auprès de ses personnages, en étant dans le cercle familiale et avec les relations David / Elijah. Après les couleurs jouant sur le noir et feu de 6ème Sens, ici Shyamalan nous distille des teintes bleues, aussi bien pour rappeler la vitre qui casse, que l’eau. Les cadrages sont souvent très serré sur les personnages ou des détails ce qui nous laisse dans cette atmosphère à la fois très proche et magnifique. Le film est extrêmement bien mené et nous offre une vision unique de ce super héro hors norme. Bruce Willis est ici impressionnant avec ce rôle assez froid et inexpressif. Le personnage est compliqué et perdu avec lui-même et la prestation de l’acteur est plus que convaincante. Samuel L. Jackson est également très bon et donne toute sa profondeur à Elijah, personnage énigmatique et véritable sens à ce film.

 

Comme sur 6ème Sens ont retrouve ses thèmes de prédilection, un homme face à des situations surnaturelles essaye de renoué avec sa famille. Ici c’est avec sa femme avec qui il ne parle presque plus. On sent également une certaine distance entre le père et le fils et leur relation est extrêmement bien menée. On suit le cheminement de l’enfant, qui cherche à comprendre son père qu’il sent perdu et à l’aider. On retrouve également le thème du bouleversement de la vie de quelqu’un par un évènement et qui essaye de comprendre ce qu’il lui arrive et la relation qu’il a avec celui qui lui apporte des réponses. Elijah recherche quelqu’un comme David depuis longtemps et lui apporte des réponses, mais également des questions qui doivent le faire avancer.

 

Incassable est un excellent film légèrement incompris par le publique qui est passé à coté de cette œuvre magistrale. Il a eu l’effet 6ème Sens qui lui a apporté un large publique mais qui n’est pas ressorti convaincu de la séance malgré une fin, la encore, surprenante. C’est pourtant un des meilleurs Shyamalan sur le fond nous livrant une histoire extrêmement bien trouvée, fleuretant avec le fantastique et servie par un casting en grande forme.



Bande Annonce Incassable  


 

Date de sortie : 27 Décembre 2000

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright Penn

Film américain. 

Genre : Thriller, Fantastique

Durée : 1h 46min. 

Année de production : 2000

Titre original : Unbreakable

Distribué par Gaumont Buena Vista International (GBVI)
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Dimanche 15 juin 2008

Alors qu’il vient d’être reconnu par la ville de Philadelphie, un psychologue pour enfant ce fait blesser par un de ses anciens patients. Quelque mois plus tard alors que son couple bas de l’aile et qu’il se remet en question, il se retrouve à suivre Cole, un garçon renfermé, qui fini par lui apprendre qu’il voit des morts. 

 

            Premier film reconnu publiquement de M Night Shyamalan et premier succès. Les gens extrêmement surpris par la fin réserverons un accueil très bon à ce film pourtant pas si facile d’accès. Le film est assez lent, notamment tout le début est beaucoup plus dans la psychologie des personnages avant de rentré dans la deuxième partie plus démonstrative. Les cadrages sont tous géniaux et l’ambiance pesante. La musique complètement fantastique donne une atmosphère à l’ensemble, à la limite du conte parfois. Les acteurs sont impressionnant notamment Haley Joel Osment qui s’offrira ici un de ses plus beaux rôles actuels.

 

Shyamalan nous offre déjà sont univers qu’il continuera de décliner par la suite. Le fantastique tout d’abord qui voit s’offrir une de ses plus belles œuvres avec ce film. Shyamalan traite cette histoire de fantômes d’une façon nouvelle et très originale, redonnant une autre dimension beaucoup plus humaine à ce genre, sans tous les effets de surenchère. Secondement la famille, qui compte toujours beaucoup pour le réalisateur. Ici Cole et sa mère ne se parle presque plus et ne se comprenne pas, le docteur Malcom et sa femme ne se voit plus, ne se parle plus, ne se comprenne plus non plus (et pour cause). On trouve ici une des thématiques les plus intéressante de Shyamalan, comment ressentir certains éléments surnaturel aux seins de ce qui nous est de plus proche, comment leur expliqué ce qui nous arrive, ce qui nous touche, ce qui nous bouleverse ? C’est très profond et le réal film ces relation avec une telle finesse, un tel impact. Troisièmement la relation entre une personne qui voit sa vie bouleversé et une autre qui lui trouve des réponses pas toujours évidentes. Ici les deux ont une action positive sur l’autre, Cole permet à Malcom d’avancer et Malcom à Cole de comprendre et vis versa. Leurs relations font toute la force de ce film et donne lieu à des scènes magistrales et d’une grandes intensité.

 

Un film superbe donc, révélant un réalisateur magistral de ce début de 21ème siècle.



Bande Annonce Sixieme Sens  


 

Date de sortie : 05 Janvier 2000

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Bruce Willis, Haley Joel Osment, Toni Collette

Film américain. 

Genre : Fantastique, Thriller, Drame

Durée : 1h 47min. 

Année de production : 1999

Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : The Sixth Sense

Distribué par Gaumont Buena Vista International (GBVI)
Par Estelle et Adrien - Publié dans : M Night Shyamalan - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Jeudi 12 juin 2008

A New York en plein Central Park une étrange épidémie contamine les habitants qui se mettent soudainement à se suicider. Croyant à une attaque terroriste, les professeurs d’une école de Philadelphie sont priés de faire partir les élèves chez eux. Inquiet l’un d’eux, Julian propose à Elliot, professeur en science, de partir chez sa mère à la campagne. Julian ne pouvant attendre sa femme part avec sa fille, Elliot et sa femme Alma dans un train bondé de personnes voulant fuir les grandes villes. Mais plus ils s’éloignent plus ils se rendent compte que peux importe où ils fuient ils ne sont nul part à l’abri.

 

On attend toujours le nouveau film de M Night Shyamalan avec la plus grande impatience et celui-ci ne déroge pas à la règle. Après les fantômes, les super héros, les extraterrestres, les monstres et les contes pour enfants, il s’attaque à des phénomènes inexpliqués. Jouant sur la paranoïa post 11 septembre et la peur des attaques terroristes, il nous livre une œuvre profonde sur fond de crise.

 

Comme toujours avec Shyamalan la mise en scène est magnifique, les scènes fortes s’enchainent à celles magistrales. On découvre des personnages livrés à eux même cherchant à lutter pour leur survie. Ici pas de super héro prêt à sauver le monde, on reste à une échelle très petite, suivant un petit groupe de personnes. On va de supposition en supposition, pas de grandiloquent, on découvre ce qui se passe ailleurs à travers un portable, une télé, ou une radio. Dans les films de Shyamalan on reste très proche de ses personnages. La psychose s’installe petit à petit, pour atteindre son apogée à la scène de la fin du climax. Tout le passage avec la vieille dame est absolument grandiose et fait penser à Psychose par certain aspect.

 

Avec ce film on assiste à une sorte de renouveau du cinéma de science fiction apocalyptique, dans la ligné du très bon Blindness, la grande histoire vue à travers la petite. On est loin des gros films hollywoodien qui jouent sur le grandiose et veulent en foutre plein la vue. Bref un nouveau chef d’œuvre à inclure dans la liste des films du grand Shyamalan, toujours aussi bon.



Bande Annonce Phenomenes  


 

Date de sortie : 11 Juin 2008

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo

Film indien, américain. 

Genre : Science Fiction, Drame

Durée : 1h 30min. 

Titre original : The Happening

Distribué par Twentieth Century Fox France
Par Estelle et Adrien - Publié dans : Vu en 2008 - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Jeudi 5 juin 2008

Alors qu’il vient juste d’être diplômé, Christopher, jeune homme de 22 ans promis à un bel avenir décide de partir un moment à l’aventure laissant derrière lui sa vie et sa famille. Sur la route Christopher va faire des rencontres de gens aussi différents les uns des autres mais qui vont tous lui apporter quelque chose. Au bout de son voyage et fort de son expérience il se retrouvera seul en Alaska pour vivre en communion avec la nature.

 

Grand acteur, et de temps en temps Réalisateur Sean Penn nous démontre ici tout son talent. Adapté du roman éponyme de Jon Krakauer, il nous livre une plongé abyssale vers la solitude de la nature. C’est beau, c’est grand, c’est radical. La mise en scène est superbe et le montage discontinu permet de donner plus de force à l’ensemble, perdu dans le récit comme nous le serions dans nos pensés. Ce film nous questionne sur de nombreuses choses, la futilité des choses, mais en même temps leur importances, notre place dans ce monde et dans cette nature si belle et si profonde, les rapports qu’on a les uns envers les autres…

 

Nous sommes au cœur de cette aventure, la vivant avec Christopher, mais en même temps de notre place bien au chaud de spectateur. Le film nous parle, nous emporte, nous fait réfléchir. On se demande si nous aussi on serait capable d’une telle chose, si on s’y serait pris comme lui, nos choix, nos tournants. La forme permet au fond de prendre tout son envol et toute sa profondeur. C’est très bien trouvé de la part de Sean Penn. Seul bémol à cette aventure magistral, l’utilisation des titres en gros pour ressortir ce que Christopher écris, comme pour appuyer sur le fait qu’il tient un journal. C’est lourd et inutile, en plus ça gâche l’image, c’est prendre le spectateur par la main et lui dire : regard il écrit son journal. Pour moi c’est sa seule faute. Tout le reste c’est vraiment du grand art.

 

 
Bande Annonce Into The Wild 



Date de sortie : 09 Janvier 2008

Réalisé par Sean Penn

Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt

Film américain. 

Genre : Aventure, Drame

Durée : 2h 27min. 

Année de production : 2007

Distribué par Pathé Distribution
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